L’aérogommage est une solution efficace pour restaurer des surfaces sans les altérer. Qu’il s’agisse de rénover un escalier en chêne, de décaper une façade en pierre ou de préparer un portail en fer forgé, cette technique de projection à basse pression offre une grande précision. Pour budgétiser vos travaux, il est nécessaire de comprendre la structure tarifaire appliquée par les professionnels.
Combien coûte réellement l’aérogommage au m2 ?
Le prix de l’aérogommage varie selon le matériau et l’épaisseur du revêtement à éliminer. En moyenne, les tarifs constatés sur le marché français oscillent entre 20 € et 80 € par mètre carré, incluant la main-d’œuvre et les consommables.

Grille tarifaire par type de support
Chaque matériau réagit différemment à l’impact de l’abrasif. Le bois exige une attention particulière pour préserver ses veines, tandis que le métal supporte une pression supérieure pour retirer la rouille ou la calamine.
| Type de support | Prix moyen au m2 (TTC) | Spécificités techniques |
|---|---|---|
| Métal (portail, radiateur) | 20 € – 40 € | Retrait rapide de peinture ou rouille. |
| Bois (poutres, volets) | 30 € – 55 € | Usage d’un grain fin (Garnet). |
| Pierre et façade | 40 € – 80 € | Surface importante, travail en hauteur. |
| Béton et graffitis | 35 € – 60 € | Nettoyage en profondeur des pores. |
Le cas particulier des meubles et objets complexes
Pour le mobilier, la tarification au m2 est souvent remplacée par un forfait par objet. Un meuble sculpté ou une chaise à barreaux demande un temps de travail disproportionné par rapport à sa surface plane. Comptez environ 70 € pour une chaise, tandis qu’une table de salle à manger varie de 250 € à 400 € selon ses dimensions et son état.
Les facteurs qui font varier votre devis d’aérogommage
Au-delà de la surface, plusieurs variables techniques influencent le coût final. Un professionnel analyse systématiquement ces points avant de chiffrer l’intervention.
L’état initial et le nombre de couches
Un support ciré se décape plus rapidement qu’une poutre recouverte de plusieurs couches de peinture épaisse ou de lasure. Plus le revêtement est résistant, plus la consommation d’abrasif est élevée et plus le temps de travail augmente. Un passage unique est toujours moins onéreux qu’un décapage nécessitant plusieurs interventions.
L’accessibilité et la configuration du chantier
Le prix peut grimper si le professionnel doit installer un échafaudage pour atteindre des solives en hauteur ou travailler dans un espace exigu. La protection de l’environnement immédiat, comme le masquage des vitres ou la protection des sols, constitue également un poste de dépense à intégrer dans le devis global.
Le choix de l’abrasif est un levier majeur du coût. Sur des surfaces délicates comme la marqueterie, l’artisan utilise parfois du bicarbonate de soude. Bien que plus onéreux que le sable de Garnet, cet abrasif soluble évite l’échauffement thermique et préserve la structure du support. Pour les grandes surfaces industrielles, l’utilisation d’un abrasif recyclable en cabine de sablage permet de réduire le prix unitaire.
Pourquoi choisir l’aérogommage plutôt que le sablage traditionnel ?
Si le sablage est souvent moins coûteux, d’environ 15 %, l’aérogommage se distingue par ses bénéfices qualitatifs. Contrairement au sablage qui utilise une pression élevée, l’aérogommage travaille en basse pression, entre 0,5 et 4 bars.
Préservation du support : Cette méthode est idéale pour les bois tendres ou les métaux fins qui pourraient se déformer sous l’impact. Précision : Elle permet d’atteindre les moindres recoins, moulures et sculptures sans arrondir les angles. Écologie : Les abrasifs comme le Garnet sont naturels, sans silice libre et souvent réutilisables. Propreté : Le volume d’abrasif projeté est réduit, ce qui limite la poussière et facilite le nettoyage après le chantier.
Le coût des finitions : un complément indispensable
L’aérogommage laisse le matériau à nu, le rendant vulnérable à l’humidité pour le bois ou à l’oxydation pour le métal. Le devis inclut souvent une option de finition : application d’un saturateur, d’une huile, d’un vernis ou d’un apprêt anticorrosion. Ces prestations ajoutent généralement entre 15 € et 30 € au prix du m2 initial.
Comment obtenir un prix juste pour vos travaux ?
Pour éviter les mauvaises surprises, la demande de devis doit être précise. Les professionnels apprécient de recevoir des photos détaillées des surfaces à traiter, idéalement avec un objet témoin pour évaluer l’échelle.
Les éléments à vérifier sur votre devis
Un devis professionnel doit mentionner le type d’abrasif utilisé, la pression de travail prévue, le forfait pour l’installation du matériel et le déplacement, généralement compris entre 50 € et 150 €. Il doit également préciser le traitement des déchets, incluant l’évacuation de l’abrasif usagé et des résidus de peinture, ainsi que les éventuels tests préalables sur une zone réduite pour valider le résultat.
Les tarifs varient selon la zone géographique. En région parisienne ou dans les grandes métropoles, les frais de logistique et de stationnement peuvent augmenter la facture de 10 à 20 % par rapport à une intervention en zone rurale. Il est conseillé de solliciter au moins trois devis pour comparer les approches techniques et s’assurer que le prix correspond à la réalité du marché local.